Traverser la vie de part en part
Recommander son âme à Dieu
Lui réclamer la meilleure part
Jamais non jamais devenir vieux
Aux anges ne pas laisser de part
Aimer son amour de tous ses yeux
Ton seul amour qui t’accapare
Qui te fait redescendre des cieux
Ton bel amour si primipare
Qui ne fera jamais mieux
Puisqu’il est de toi le départ
Toi qui n’es jamais sérieux
Ni tigre du reste ni guépard
Ton amour mort mystérieux
T’a disloqué bien plus épars
Plus répandu de lieue en lieu
Qu’un vent de folie qui s’empare
Des êtres les plus insoucieux
Mon beau navire mon amour jamais ne désempare
Je l’aimerai toujours à qui mieux mieux

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Je parle de mon cœur à profusion
Il devient même l’âme de l’automne
Il est de Confucius la confusion
Sa noblesse de cœur partout détonne

Il vient de loin une malédiction
Lui mène la vie dure et le bastonne
Chaque fois qu’il aime c’est l’affliction
Qui s’ensuit et la grand’peine par tonnes

Mon cœur cette châtaigne dans sa bogue
Que le vent de septembre jette au sol
— Saison qu’en Amérique on nomme Fall —

Mon cœur Ne marchez pas dessus Il croque
Et muse tumescent d’un air pibrock
À l’approche d’octobre qui rend fol

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Ce qu’il reste de nous
Au bout du temps qui passe
Au bout du compte
Au bout de nos âmes

De nos baisers que reste-t-il
Quand tu m’aimais si fort ?
Mon bel amour

Tu m’as déchiré
Le cœur
Comme on déchire une photographie
Lorsque l’on n’aime plus

Des sons de saxophone
Et de trompettes de Jéricho
Se font entendre
Dans mon corridor

Ils remplacent le bruit de tes pas
Quand tu descendais nue
Ou quasiment
Et que ton sourire m’éclaboussait
De soleil de plaisir

Tu me manques mon amour
Pourquoi
Ton courage t’a-t-il abandonnée ?

Nous avons laissé beaucoup de nous
Deux Mon amour

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Quel est ce vide au cœur de ce cœur qui s’écœure
Et poursuit l’illusion du faux amour déçu
Il cherche à se remplir de la fuite des heures
De lui-même il se plaint de vivre inaperçu

Comment peut-on souffrir de sa propre rancœur
Au point de s’oublier de se cracher dessus
De ne plus exister que dans un vrai désert
Où la pensée en meurt des mensonges tissus

Par la folle passion qui croit à des fantômes
Des phantasmes de l’ombre obombrant le passé
Ton grand amour est mort ta colonne Vendôme

De t’automutiler n’en as-tu pas assez
Ne gâche pas ce cœur mais vois comme elle est belle
La vie ouverte à tes réalités rebelles

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FUGUE ÉTRETATAISE

Étretat ne rien faire et regarder la mer
Avoir tout à soi le monde à ses commissures
Ne pas voir son état et ne pas être amer
Ne plus même douter ni ne plus être sûr

Que d’une seule chose en fait et c’est aimer
Cette vie où j’apprends à nager vers l’azur
En ramant vers l’amour quelquefois rétamé
Très souvent déglingué des trous dans la mâture

Étretat j’ai rêvé de m’y aventurer
Vers le chas de l’aiguille au bord de ses falaises
Des tendres bras de mon amoureuse entouré

Mieux vaut nager encore ou filer à l’anglaise
Vers Britannie au large avant que l’amour meure
Et que seul l’espoir reste en vilaine tumeur

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HUE ! GO !

Ouvrir les yeux savoir ce qui me fait du bien
Savoir qui sont les amis de Vincent Fabien
Le soleil apparaît il cuit dans mes prunelles
Des souvenirs de blonde Il lui brûle les ailes
Devant moi l’avenir ne ment plus C’est la mer
Où vivent les vivants que mes mots réclamèrent
Voici hors du placard pour toujours ce bel homme
Que je suis devenu Pas un homme à la gomme
Pas celui que l’on cache et qu’on pense trop vieux
Mais un prince de sang qui fera des envieux
Regardez-le C’est moi Nous entrons dans la danse
Laissez-vous donc séduire par Vincent Smekens

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Le monstre de mon cœur aujourd’hui s’est enfui
Il a la verge à l’air les glandes en quenouille
Il s’est éparpillé comme une vieille truie
Dont les tétons souvent sollicités pendouillent

La montre de mon cœur s’arrête sans un bruit
Son tic-tac monotone au silence qui grouille
Fut dévoré tout net par les vers dans le fruit
Avec tout ça mon vieux faut que tu te débrouilles

Ne parle plus d’amour avant un bon moment
Évite les « je t’aime » et autres « ma chérie »
Tu ne te trouverais pas un peu assommant ?

Oui mais elle m’a fait la grande vacherie
De m’arracher un par un les poils du bonheur
Pour me laisser nu-cœur mon amour déconneur

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