L’Élégiaque et Cie

Reprendre du poil de la bête
Ne plus languir d’amour déraisonnable
Voir déjà le printemps avant l’hiver
Se retrouver une nouvelle tête
Pondre ses vers ne plus vivre à l’envers
Croire en la vie et non plus à des fables

L’Amour nous raconte des fables
Quand on aime on est toujours un peu bête
On est aux antipodes À l’envers
La raison nous semble déraisonnable
Le vent passe au travers de notre tête
Nous ne sentons pas le froid de l’hiver

Il arrive pourtant l’hiver
Vous êtes la cigale de la fable
Oui mon vieux vous en faites une tête
Vous aimiez les deux dos de cette bête
Vos prouesses étaient déraisonnables
Vous l’aimiez à l’endroit comme à l’envers

Quittez ce décor à l’envers
Mettez du bois dans le feu pour l’hiver
Oubliez vos amours déraisonnables
Arrêtez de vous répéter des fables
Vous n’êtes quand même au fond pas si bête
Tout ça vous a bien trop tourné la tête

Cessez de donner de la tête
Aux coins de vos paradis à l’envers
Vous n’allez pas mourir ce serait bête
Bien sûr que si vous passerez l’hiver
Ne vous complaisez pas dans votre fable
Et retrouvez le vrai déraisonnable

L’aimable et beau déraisonnable
De vous celui qui n’en fait qu’à sa tête
Cet intelligent renard de la fable
Qui arrive à déchiffrer à l’envers
Riche de ses printemps de ses hivers
Dont nul ne peut se payer sur la bête

Jadis vous si déraisonnable envers
Votre cœur pur Tenez tête à l’hiver
Laissez dans les fables les grosses bêtes

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Une réflexion sur « L’Élégiaque et Cie »

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